Page:Luzel - Contes populaires, volume 3, 1887.djvu/345

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ne fussent pas tombés foudroyés sur place ; mais, ils n’iront pas loin, pensait-elle.

Nos deux compagnons allèrent bon train, jusqu’au soir ; mais, vers le coucher du soleil, leurs chevaux s’abattirent et moururent. Alors, les deux voyageurs revinrent un peu sur leurs pas, et demandèrent à loger dans une auberge, au bord de la route. Ils passèrent la nuit dans cette auberge, et, le lendemain matin, ils se remirent en route, aussitôt le soleil levé. Quand ils repassèrent à l’endroit où leurs chevaux étaient tombés morts, ils virent sur eux quatre pies, également mortes.

— Voyez l’effet du poison ! dit Petit-Jean à son compagnon.

Et il prit deux des pies et dit à Fanch Ker-brinic de prendre les deux autres, ajoutant qu’il saurait en tirer parti ; puis ils continuèrent leur route.

Ils arrivèrent, tôt après, sur la lisière d’un grand bois, et, comme ils ne connaissaient pas le pays, ils entrèrent dans un fournil banal, pour demander la route la plus courte pour se rendre à Paris. Il y avait là beaucoup de femmes, venues des habitations avoisinantes, et qui préparaient leur pâte pour la mettre au four. Le fournier répondit aux deux voyageurs que le plus court était de passer par les bois ; mais il ajouta qu’il y