Page:Luzel - Contes populaires, volume 3, 1887.djvu/367

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jour où ils devaient arriver, il alla à leur rencontre, avec un beau carrosse attelé de deux chevaux. Arrrivé à environ une lieue de la ville, voyant son père et sa sœur venir sur la route, à pied et mal vêtus, il dit à son cocher de retourner à la maison, avec un des chevaux, et de lui apporter une boîte qu’il avait oubliée sur la table, dans sa chambre, et dont il avait besoin. Il l’attendrait, dans une maison qui se trouvait là, au bord de la route.

Le cocher détela un des chevaux et partit. Efflam fit alors entrer son père et sa sœur dans la maison, au bord de la route, leur donna à changer de riches vêtements, qu’il avait apportés dans son carrosse, et leur remit à chacun une bourse pleine d’or, afin que son cocher, à son retour, ne les prît pas pour de pauvres paysans, comme ils l’étaient en réalité.

Le cocher revint et dit à son maître :

— Je n’ai pas trouvé la boîte, dans votre chambre.

— Eh ! non, je l’avais avec moi dans mon carrosse, et n’en savais rien.

Puis ils rentrèrent en ville.

Un jour, le père demanda à son fils comment il avait fait pour devenir riche ainsi, et Efflam lui avoua qu’il volait le trésor du roi.

— Si tu veux, lui dit alors le vieillard, j’irai