Page:Luzel - Contes populaires, volume 3, 1887.djvu/459

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VIII


LE BERGER


QUI EUT LA FILLE DU ROI POUR UNE PAROLE
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IL y avait une fois un roi, qui prétendait qu'il n’avait jamais fait un mensonge ; et comme il entendait souvent les gens de sa cour qui se disaient :

— Ce n’est pas vrai ! Vous êtes un menteur ! cela lui déplaisait beaucoup.

Si bien qu’il dit un jour :

— Vous m’étonnez et me faites de la peine. L’étranger qui vous entendrait croirait facilement que je suis le roi des menteurs. Je veux que cela cesse. Vous ne m’entendez jamais parler de cette façon, et je donnerais volontiers la main de ma fille à celui qui me surprendrait disant à qui que ce soit :

— « Ce n’est pas vrai ! » ou : — « Vous mentez ! »