Page:Luzel - Légendes chrétiennes, volume 2, 1881.djvu/233

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riage, et tous les pauvres eurent leur part de ses biens.


(Conté par Marguerite Philippe, de Pluzunet, Côtes-du-Nord.)




VIII


la destinée.



Il y avait une fois un frère et une sœur qui demeuraient à plus de cinq cents lieues l’un de l’autre. Ils avaient été tous les deux, chacun dans le pays qu’il habitait, se faire dire la bonne aventure, et on leur avait prédit qu’ils auraient chacun un enfant, la sœur un garçon, et le frère une fille. On leur prédit de plus que leurs deux enfants seraient mariés l’un à l’autre, malgré la distance qui les séparait. Et ils se dirent tous les deux que cela ne serait pas, car ils ne s’aimaient point.

Le frère se maria, et la sœur aussi, sans se faire part l’un à l’autre de leur mariage, et ils eurent chacun un enfant, comme le leur avait annoncé le devin, c’est-à-dire que le frère eut une fille, et la sœur un fils.