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RECHERCHES

l’attribuant au développement subit de la vapeur d’iode ; mais je pense que l’existence de l’hydrogène dans l’iodoforme le rend bien plus facile à comprendre.

L’iodoforme chauffé avec une dissolution de potasse entre en fusion, et semble se volatiliser en partie pendant l’ébullition. La liqueur saturée par l’acide acétique renferme beaucoup d’iodure de potassium, et quand on la fait bouillir avec du nitrate d’argent, il y a production d’iodure d’argent et dépôt d’argent métallique. Il s’était donc formé de l’iodure de potassium et du formiate de potasse, par l’action de l’iodoforme sur la potasse, comme avec les substances, précédentes.




Les trois composés dont je viens de faire connaître la nature sont donc unis par les liens d’une parfaite ressemblance, et tout me porte à croire qu’on en produira d’analogues avec le soufre, le phosphore, l’arsenic et les autres corps électronégatifs. Je ferai connaître le résultat des essais que je tente dans cette direction.

Pour saisir la théorie qui peut expliquer leur production, il fallait isoler chacune des actions qui interviennent dans le procédé employé pour leur préparation. Car, on a fait usage à la fois de chlore, de brôme ou d’iode, et d’un alcali. J’ai donc été conduit à revoir les faits qui concernent l’action du chlore sur l’alcool, abstraction faite de l’alcali qui avait concouru à produire le chloroforme.

M. Liebig s’est occupé récemment de cette étude, et si je n’ai pas retrouvé exactement les résultats qu’il a publiés, cela tient sans doute à quelque légère différence dans les produits