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histoire de l’académie,

1819. La durée de sa révolution autour du soleil est de douze cent deux jours.

Le retour de cet astre est un événement astronomique du plus grand intérêt. Son peu d’éclat et la lumière crépusculaire n’ont point permis de l’observer en Europe, et l’on n’avait pas été plus heureux à l’observatoire du Cap de Bonne-Espérance. Mais cette comète vient d’être reconnue dans le pays de la terre le plus éloigné de l’Europe, la Nouvelle-Hollande. Les astronomes de l’observatoire de Paramatta, le plus récent des établissemens de ce genre, ont observé cette comète pendant tout le mois de juin 1822, et dans des positions très-voisines de celles qui avaient été calculées. On doit la fondation de ce nouvel observatoire à M. le général Brisbane, correspondant de l’Académie des sciences, gouverneur de la Nouvelle-Galles méridionale, qui cultive l’astronomie et les sciences naturelles, et s’intéresse vivement à leurs progrès.

La comète de 1759, qui a été l’objet des recherches de deux savans célèbres, Halley et Clairaut, était jusqu’ici le seul astre de ce genre dont la révolution elliptique fût connue avec une entière certitude : mais la période qui fixe son retour, est de soixante-seize ans environ. La comète dont nous venons de parler, et dont M. Enke a découvert les élémens elliptiques, offre cet avantage, qu’elle peut être observée dix fois en trente-trois ans. L’ellipse allongée qu’elle décrit est comprise dans l’intérieur de notre système solaire. La plus grande distance de la comète au soleil est douze fois plus grande que sa moindre distance, et cette dernière est environ le tiers de la distance moyenne de la terre au soleil.

Cette comète est peut-être destinée à nous procurer des connaissances nouvelles sur la nature singulière de ces astres, qui ont très-peu de masse et semblent consister seulement en vapeurs condensées : ils ne causent dans notre système planétaire aucune perturbation sensible ; mais ils en subissent