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partie mathématique.

eux-mêmes de très-considérables. Leur cours ne peut point être fixe, si la masse change graduellement, ou se sépare, ou se dissipe ; toutefois, aussi long-temps que cette masse subsiste, ces astres sont assujettis aux lois connues de la gravité, en sorte qu’il n’y en a aucun dont l’observation n’offre une nouvelle preuve de la vérité des principes de l’astronomie moderne.

Au nombre des applications importantes des théories mécaniques, nous avons à citer un procédé nouveau, extrêmement ingénieux, dû à M. de Prony, et qui sert à mesurer l’effet dynamique des machines de rotation ;

Le mémoire de M. Girard sur la force de résistance des enveloppes cylindriques ;

Et l’ouvrage très-remarquable que le même auteur vient de publier, et qui concerne à-la-fois l’hydraulique, la connaissance du régime des fleuves, le commerce et l’industrie.

Les bornes que nous avons dû prescrire, à ce rapport, nous permettent à peine d’énumérer une suite de questions mécaniques ou physiques qui intéressent la société civile et sur lesquelles le Gouvernement a consulté l’Académie des sciences. Elle s’est empressée de seconder ses vues, et s’honorera toujours des obligations de ce genre qui lui seraient imposées.

La première de ces questions est relative à l’usage public des voitures : il s’agissait d’examiner les causes qui peuvent les rendre sujettes à verser, soit que ces accidens proviennent d’une construction défectueuse, ou de la distribution imprudente des objets transportés, ou de la vîtesse excessive, ou enfin de la disposition même de la route. Les autres questions concernent

La construction des paratonnerres,

Les procédés aréométriques qu’il faut employer pour mesurer avec une grande précision fa pesanteur spécifique des liquides,