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histoire de l’académie,

toutes celles que l’on à entreprises en Angleterre, dans le royaume des Pays-Bas, le Hanovre, le Danemarck, la Bavière, l’Autriche, la Suisse, la haute Italie. Les ingénieurs les plus habiles de ces contrées, ou les géographes français eux-mêmes, y ont exécuté des opérations qui se lient avec les nôtres et forment un immense réseau de triangles. Une même science a étendu son empire et sa possession paisible sur la plus grande partie de l’Europe.

Dans le même temps que l’on s’appliquait en France à ces grands travaux, et que l’on explorait avec tant de soin les côtes des mers voisines, une expédition savante parcourait l’autre hémisphère. M. le capitaine Louis de Freycinet recueillait les innombrables résultats d’un voyage déjà célèbre.

Un officier de la marine française, sorti de la première école mathématique de l’Europe, M. Marestier, étudiait dans l’Amérique septentrionale une industrie nouvelle et puissante, si nécessaire à ce vaste continent, et qui est devenue en peu d’années un des principaux élémens de la fortune publique.

De jeunes voyageurs, MM. Cailliaud et le Torzec, formés par les leçons de nos astronomes, munis des instrumens et des méthodes de l’observatoire de Paris, pénétraient dans l’Afrique orientale à plus de cinq cents lieues de la limite de l’Égypte et de la Nubie ; ils décrivaient les monumens anciens, et déterminaient par l’observation du ciel une multitude de positions géographiques entièrement ignorées. Nous avons dû nous borner ici, Messieurs, à vous entretenir des progrès de la géographie astronomique ; mais nous ne pouvons oublier que dans le même temps et presque dans les mêmes contrées d’autres Français se livraient à des travaux difficiles qui ont enrichi l’architecture, les arts et la science des antiquités.

Si nous considérons sous un aspect plus étendu tous les titres de la gloire littéraire, quel spectacle, Messieurs, s’offre