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partie mathématique.

Ces conditions exposées dans le rapport sont relatives à la stabilité des voitures considérées soit en repos, soit en mouvement, avec une vîtesse petite ou considérable, sur une route horizontale ou montante ou descendante, rectiligne ou curviligne dans le sens de sa longueur, plate ou creuse ou bombée dans le sens transversal. On n’avait pas encore examiné cette théorie de la stabilité des voitures d’une manière mathématique et complète : cette partie du travail de M. Dupin est peu susceptible d’analyse ; elle se trouvera dans la collection des Mémoires de l’Académie.

« Sans s’arrêter sur les mesures de répression qu’il est possible d’employer, et que la prévoyance du Gouvernement saura juger, on propose un moyen simple et efficace.

» Il faudrait que chaqueversement des voitures publiques fût constaté par l’autorité locale, qui s’assurerait sur-le-champ des causes de l’accident. Les procès-verbaux de ce genre seraient adressés par le préfet de chaque département au ministère de l’intérieur. À la fin de chaque année, un tableau général des versemens arrivés dans les douze mois précédens, avec le nom de l’entreprise et du conducteur, serait imprimé dans le journal officiel, placardé à la porte de toutes les postes royales, et imprimé dans le livre des postes. Le public apprendrait par-là le nom des entreprises où les versemens sont le plus rares. Cette connaissance donnerait bientôt la préférence aux entrepreneurs les plus sages et les plus habiles. Alors une émulation pour ne pas verser les voyageurs remplacerait chez les entrepreneurs de diligences l’émulation avec laquelle ils semblent aujourd’hui charger leurs voitures de manière à les verser le plus possible. »

L’auteur indique ensuite les moyens par lesquels on peut rendre les routes plus favorables. à la stabilité des voitures.

« En résumé, lorsqu’on rendra les routes plus unies par un pavage et un empierrement plus parfaits, moins bombées