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histoire de l’académie,

à leur milieu, moins inclinées sur les côtés, moins courbées dans leurs tournans, alors le degré de stabilité nécessaire aux voitures publiques pour qu’elles ne versent pas, sera beaucoup augmenté ; en même temps on pourra donner aux transports la plus grande vîtesse possible, toutes choses égales d’ailleurs.

» Voyons maintenant ce qu’il est possible de faire pour assurer aux voitures le plus grand degré de stabilité d’après leur forme et le système de leur chargement.

» La stabilité des voitures à quatre roues est d’autant plus grande que les roues de droite sont plus éloignées de celles de gauche (cette distance est ce qu’on appelle la voie). Le minimum de la voie est fixé par l’ordonnance du 4 février 1820 à 1m,62 entre les jantes de la partie des roues portant sur terre, pour les roues de derrière, et à 2 centimètres de moins pour les roues de devant.

» Ainsi, le minimum de la voie étant seul fixé, les constructeurs de voitures peuvent augmenter cette voie autant que l’exigeront la structure et le système de chargement qu’ils adopteront.

» La même ordonnance fixe le poids total que chaque diligence peut porter à raison de 25 kilogrammes[1] par voyageur. Mais cette limite est presque toujours dépassée ; elle l’est parfois au-delà de toute proportion.

» La même ordonnance fixe à 40 centimètres[2] la hauteur des effets placés sur l’impériale des voitures.

» Ici l’on a sans doute agi d’après les vrais principes de la mécanique, dans la vue d’empêcher les entrepreneurs des voitures de trop élever les centres de gravité et d’oscillation. Malheureusement la mesure adoptée n’est pas la plus propre à atteindre le but qu’on s’est proposé.

  1. À 10 kilogrammes pour les voitures à deux roues.
  2. À 0m,27 pour les voitures à deux roues.