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partie mathématique.

il remarqua enfin, et ceci est une observation nouvelle et importante, que la hauteur de la colonne d’eau aspirée ou soutenue dans le tube vertical était d’autant plus considérable que l’orifice supérieur de ce tube était plus rapproché de l’axe du tuyau d’écoulement : d’où il suit que les couches concentriques de l’air qui s’écoulait ainsi étaient animées de vîtesses inégales décroissantes, à partir du centre jusqu’à la paroi de ce tuyau.


PHYSIQUE.


M. Ampère, dans le cours de l’année 1822, a lu à l’Académie plusieurs mémoires relatifs aux phénomènes qu’il a nommés électro-dynamiques. Dans le premier de ces mémoires, présenté le 7 janvier, l’auteur annonçait le succès d’une expérience qui doit sur-tout intéresser les physiciens, parce qu’elle indique la nature de l’action exercée sur un aimant par un conducteur voltaïque. On venait de découvrir en Angleterre que cette action produit, dans certaines circonstances, un mouvement continu, en sorte que le conducteur tourne toujours dans le même sens autour d’un aimant, ou un aimant autour d’un conducteur ; M. Ampère avait produit ce singulier mouvement en supprimant l’aimant et en remplaçant l’action qu’il exerce alors sur le conducteur, soit par celle d’un autre conducteur, soit par l’action qui émane du globe terrestre[1] : mais le premier auteur de ces expériences avait tenté inutilement de faire tourner un aimant autour de son axe par l’action d’un fil conducteur ; il avait même essayé de prouver, par des raisons spécieuses, que cette dernière sorte de mouvement était impossible. M. Ampère,

  1. Le mémoire où M. Ampère a décrit les expériences par lesquelles il a établi l’existence et les fois de l’action de la terre sur un conducteur voltaïque,a été lu à l’Académie royale des sciences, le 30 octobre 1820.