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histoire de l’académie,

et au moyen des formules de la théorie, la conductibilité propre de diverses substances, c’est-à-dire, la faculté plus ou moins grande avec laquelle la chaleur les pénètre en passant d’une de leurs molécules à une molécule voisine.

Pour faire connaître le sujet et les principaux résultats de ces nouvelles expériences, on présente au lecteur, 1.° le premier article du mémoire, dans lequel l’auteur expose comme il suit l’objet de ses recherches ; 2.° le rapport fait à l’Académie des sciences.

1.° Peu de branches de physique sont plus dignes de fixer l’attention des hommes éclairés que les phénomènes de la chaleur ; peu de parties ont été cultivées avec plus de suite et de succès depuis un demi-siècle. La chaleur, en effet, a le double avantage de fournir matière à de hautes spéculations et de donner lieu à des applications nombreuses.

La nécessité de la détermination de la faculté qu’ont les divers corps de conduire plus ou moins facilement la chaleur, s’est fait sentir dès l’origine de la physique expérimentale ; mais la notion de la conductibilité ne pouvait être puisée que dans une théorie exacte qui a été découverte récemment.

La connaissance des conductibilités est aussi précieuse pour les sciences et pour les arts, que celle des densités et des chaleurs spécifiques. Cette connaissance fournirait au géomètre des données nécessaires à la solution numérique des plus importantes questions de la distribution de la chaleur dans l’intérieur des corps ; elle guiderait également le physicien expérimentateur et le manufacturier dans le choix des substances dont ils doivent faire usage. Cependant on ne possède aujourd’hui qu’une seule détermination de ce genre ; c’est celle du fer forgé, que M. Fourier a déduite de ses expériences. Il est facile de voir que les essais d’Ingenhousz, de Meyer et de Buffon, n’étaient nullement propres à faire