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partie mathématique.

connaître la conductibilité. Amontons et Lambert avaient aussi fait des recherches expérimentales et théoriques sur la propagation de la chaleur dans une barre métallique. M. Biot et le comte de Rumford observèrent par des expériences précises la loi des températures décroissantes dans un prisme dont une extrémité est entretenue à une température constante. Il n’est pas étonnant qu’on ne se soit pas occupé de la recherche des conductibilités, puisque les relations algébriques par lesquelles cet élément peut être déterminé n’étaient pas trouvées. Il fallait que l’analyse eût fait connaître les lois du mouvement de la chaleur dans l’intérieur des corps ; découverte qui ne date que de quelques années, et qui est due à M. Fourier. MM. de Laplace et Poisson ont aussi appliqué l’analyse à plusieurs questions importantes de la théorie de la chaleur, qui forme désormais une des branches principales de la physique mathématique.


2.° Rapport sur des expériences qui ont pour objet de mesurer dans plusieurs substances la faculté conductrice relative à la chaleur.


L’auteur de ce mémoire est M. Despretz, qui a déjà communiqué à l’Académie des recherches importantes sur différens sujets. Il s’est proposé, dans ce nouveau travail, d’observer la faculté conductrice relative à la chaleur. Les matières soumises à ses expériences sont le fer, le cuivre, l’étain, le plomb, le marbre, la terre de brique et la porcelaine. Nous avons été chargés, M. Poisson et moi, d’examiner le mémoire de M. Despretz, et nous allons exposer le résultat de cet examen.

Les corps jouissent très-inégalement de la faculté de recevoir et de conduire la chaleur. Les uns, comme les métaux, sont plus facilement perméables, et la chaleur qui les a pénétrés passe assez promptement de chaque molécule intérieure