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partie mathématique.

la première fois. En effet, l’observateur ne peut pas toujours assigner et choisir d’avance les conditions les plus favorables à la précision des résultats ; souvent même ces conditions ne peuvent être connues qu’après des épreuves réitérées.

Pour la mesure des conductibilités, et sur-tout pour les substances métalliques qui jouissent de cette faculté à un assez haut degré, il pourrait être préférable de donner plus de longueur aux prismes.

D’ailleurs, la théorie elle-même n’est pas exempte de toute incertitude. On ne peut douter, par exemple, que le coefficient qui exprime la conductibilité propre, ne varie avec la température ; et il peut se faire que ces changemens, qui sont presque insensibles dans différens corps, soient beaucoup plus grands pour d’autres substances. On serait éclairé sur ce point et sur divers autres par la comparaison des résultats du calcul avec un grand nombre d’observations très-précises.

En général, ceux des nombres qui concernent le fer, le cuivre, le zinc et l’étain, peuvent être regardés comme plus exactement connus que ceux qui se rapportent aux substances dont la conductibilité est très-faible, comme la brique, le marbre et la porcelaine.

De nouvelles observations serviront à confirmer ou à modifier ces résultats ; on doit desirer aussi que ces expériences soient appliquées à d’autres substances, comme l’argent, la fontes, l’or, le platine et aux matières qui ont très-peu de conductibilité, comme le verre, le charbon et le bois.

Il faut remarquer, à ce sujet, que la théorie fait connaître divers autres moyens de mesurer les valeurs numériques de la conductibilité, et qu’elle comprend aussi les cas où l’on doit avoir égard au décroissement des températures depuis l’axe du prisme jusqu’à la surface.

Personne n’est plus propre à entreprendre avec succès le