Page:Mémoires de l’Académie des sciences, Tome 5.djvu/891

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.
349
partie physique.

les comparant à ces mouvemens que, dans les animaux, on a nommés sympathiques, et dans lesquels, selon son opinion particulière, le cerveau ni les centres du système nerveux n’interviennent point. Cette dernière thèse deviendrait, en effet, très-facile à prouver, s’il était prouvé que les mouvemens de la sensitive sont de même nature, puisque la sensitive, ainsi que les autres végétaux, manque entièrement de système nerveux.


Tout le monde connaît la cannelle, et depuis bien des siècles : l’arbre qui la produit, espèce particulière de laurier (laurus cinnamomum, L.), a été décrit aussi, depuis bien des années, par les botanistes ; mais ses variétés et les détails de sa culture avaient besoin de recherches nouvelles, devenues d’autant plus nécessaires, que, grâce aux efforts suivis de l’administration, nous avons aujourd’hui dans nos colonies des plantations de cannelliers, et qu’il importe de ne rien négliger paieries faire prospérer.

M. Leschenault de la Tour, dans son voyage à Ceylan, a soigneusement étudié cette partie de l’agriculture indienne.

Il n’existe qu’une espèce de cannellier : mais son écorce varie selon l’âge de l’arbre, son exposition, sa culture, et la nature du sol ; ; ce qui lui a fait donner plusieurs noms relatifs aux propriétés que les circonstances lui impriment.

Dans un bon terrain, cet arbre s’élève à vingt -cinq ou trente pieds, et son tronc prend de quinze à dix-huit pouces de diamètre ; mais l’écorce en est alors trop épaisse pour entrer dans le commerce.

Les corbeaux et les pigeons sauvages, très-friands de son fruit, contribuent beaucoup à en disséminer les graines ; mais on en fait aussi des semis et des plantations. C’est à l’âge de six à sept ans que l’on commence à couper, pour les écorcer, les jets les plus forts, parvenus à huit pieds de