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partie physique.

de ces espèces, il serait d’abord nécessaire de la rendre domestique, mais que l’essai devrait en être fait dans son pays natal. Il y a des cantons dans les Cordillières, où le nombre en est prodigieux, et où l’on se borne à les chasser pour en avoir la toison. On en exporte, dans certaines années, plus de deux cent mille peaux. Il ne serait pas impossible de les contraindre d’entrer dans des enclos où on les tondrait sans les tuer. Le fait attesté par M. Théran, que le troupeau qu’il a soigné près de Cadix, avait vécu auparavant pendant plusieurs années dans les environs de Buénos-Ayres et loin de ses montagnes natales, donne déjà de grandes probabilités pour la réussite d’une entreprise conduite avec plus de persévérance.

On a d’ailleurs plus d’un exemple d’individus qui ont très-bien supporté notre climat ; et en ce moment même la ménagerie du Jardin du Roi possède un alpaca qui n’y a point souffert depuis deux ans qu’il a été donné à cet établissement par M. Pouydebat, négociant de Bordeaux.


Les membres de la section d’agriculture ont continué et porté jusqu’au xii.e volume le nouveau Cours complet de cette science, à la rédaction duquel ils ont consacré leurs connaissances et leurs talens.


M. Lémare a présenté à l’Académie un appareil qu’il nomme caléfacteur, et qui peut être employé avec un grand avantage dans l’économie domestique pour la cuisson des alimens. Sa structure consiste essentiellement en ce que le vase cylindrique placé au milieu est entouré de toutes parts par le charbon qui doit l’échauffer, et que ce charbon est entouré lui-même par un autre vase en forme d’anneau ou plutôt de couronne de la même hauteur que celui du milieu. L’eau contenue dans les deux vases s’échauffe à-la-fois, et celle du vase extérieur contribue à conserver la chaleur dans le vase