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Page:Mémoires de l’Académie des sciences, Tome 6.djvu/789

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0πsin.xdx12acos.x+a2,

dans laquelle a est une constante positive ; et convenons de regarder le radical contenu sous le signe , comme une quantité positive dans toute l’étendue de l’intégration. Il faudra prendre pour sa valeur, 1+a à la limite x=π, et 1a ou a1 à la limite x=0, selon qu’on aura a<1 ou a>1. D’après cela, on trouve ces deux expressions différentes :

0πsin.xdx12acos.x+a2=2,ou=2a;

la première ayant lieu dans le cas de a<1, et la seconde dans le cas de a>1; et si l’on différentie cette intégrale par rapport à a, on aura, dans les mêmes cas, cet autre exemple :

0π(acos.x)sin.xdx12acos.x+a2=0,ou=2a2.

Il est à remarquer que si l’on fait a=1, les deux valeurs de la première intégrale sont égales, mais non pas celles de la seconde. Dans ce cas particulier, la dernière intégrale a pour valeurs zéro ou 2, selon qu’auparavant on regardait a comme plus petit, ou comme plus grand que l’unité. Ce paradoxe tient à ce que les deux valeurs que l’on détermine de cette manière, sont celles qui répondent à la différence 1a infiniment petite, positive ou négative, et qu’à cette limite, un changement infiniment petit dans la valeur de 1a, suffit pour produire un changement brusque dans