Page:Mémoires de la société archéologique d'Eure-et-Loir - 1860 - tome 2.djvu/118

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INTÉRIEUR.


Pénétrant dans l’intérieur on trouve à gauche un pilastre orné d’un chapiteau et décoré d’un écusson fruste : du même côté, dans une petite cour, une baie de porte en pierre ayant un cintre surbaissé datant de l’époque de la construction primitive (Pl. III, B).


vestibule.


À la suite de cette petite cour et avant d’arriver dans la cour principale, l’on passe par un vestibule voûté (Pl. III, C), se composant de deux travées à nervures parfaitement conservées, dont les deux clefs offrent pour ornement, l’une une rosace et l’autre un mascaron d’une bonne exécution, mais défigurés par un épais badigeon. Une colonnette ou colonne tronquée (Pl. III, D), engagée à moitié dans un pilier auprès de l’escalier, soutient une des arcades plein-cintre qui closent cette voûte.


petite fenêtre.


Je ne parlerai d’une petite fenêtre à cintre surbaissé placée à gauche au-dessus de la voûte qui couvre la citerne que pour dire qu’elle est encadrée dans une moulure dentelée aux angles arrondis dans le haut, fermée par un chassis à petits carreaux dont la moitié supérieure est dormante, et la partie inférieure se lève à coulisse ; et cette partie descend au-dessous de l’encadrement dont le bas se trouve coupé d’une manière fort disgracieuse. Cette fenêtre, fort simple du reste, annonce, comme les autres parties de l’édifice, le XVIe siècle.


fenêtre de la grande cuisine.


Au milieu du même corps de bâtiment, existe une autre fenêtre qui mérite une description plus étendue (Pl. III, G).

Sur deux mascarons à droite et à gauche, supportant une bande en saillie, profondément moulurée, qui forme appui,