Page:Mémoires de physique et de chimie de la Société d’Arcueil - Tome 1.djvu/128

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sur les éthers.

continuellement de l’eau froide sur la cornue ; séparer, par une douce chaleur, l’éther du premier flacon de l’alcool et de l’eau qu’il contient ; le réunir à l’éther des autres flacons ; traiter le mélange par la chaux, et au bout de quelques heures, décanter.

3°. Les gaz qui se dégagent dans cette opération sont abondans et composés de beaucoup de gaz oxide d’azote, et de peu de gaz nitreux, azote, acide nitreux, acide acétique, acide carbonique, tenant en dissolution et en véritable combinaison beaucoup d’’éther quand ils n’ont point été soumis à l’action du froid, et très-peu d’éther quand le froid qu’ils ont éprouvé a été de 20 à 22° au dessous de 0.

4°. Le résidu de la distillation suspendue au moment où il cesse de se produire de l’éther, forme un peu plus des trois cinquièmes du mélange employé ; il est jaunâtre, acide, alcoolique, et contient de l’acide nitrique supposé sec, de l’alcool, de l’acide acétique, une matière qui se charbonne aisément et de l’eau, environ dans le rapport qui suit : acide nitrique 26, alcool 60, peu d’acide acétique, et peu de matière facile à se charbonner, eau 284.

5°. Lorsqu’au lieu d’arrêter l’opération au moment où il ne se forme plus d’éther, on la