Page:Mémoires de physique et de chimie de la Société d’Arcueil - Tome 1.djvu/182

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avec l’oxig. et l’ac. muriat.

couleur, se former des stries blanches qui se mêlent à l’eau ; bientôt ils sont enveloppés d’une pellicule de soufre, et ce n’est qu’après quelque tems qu’ils se trouvent entièrement convertis en flocons de soufre. Mais si l’on ne mêle que des volumes à-peu-près égaux de ces deux liquides, et si l’on augmente les contacts par l’agitation, il se dégage en peu de tems une chaleur vive, le mélange entre en ébullition, et la décomposition est presqu’instantanément opérée ; l’eau contient de l’acide muriatique, de l’acide sulfureux et une petite quantité d’acide sulfurique. Le soufre qui s’est séparé, dépouillé par des lavages suffisans des acides qui le baignent, n’offre aucun caractère qui puisse le faire distinguer du soufre ordinaire, et particulièrement on ne lui trouve ni la saveur, ni la couleur, ni la consistance qu’on a attribuées à l’oxide de soufre. Il est friable, du jaune qui lui est propre ; il peut être chauffé dans un appareil fermé sans donner aucun gaz ni acidifier l’eau qui est en communication avec l’appareil au moyen d’un tube ; il cristallise par refroidissement ; enfin il se comporte comme du soufre qui n’a subi aucune altération.

On voit déja que l’acide muriatique oxigéné qui est entré dans la combinaison n’y jouit plus