Page:Mémoires de physique et de chimie de la Société d’Arcueil - Tome 1.djvu/205

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Premier essai

est probable que lorsqu’on condense ou dilate l’air, les variations de température qu’il éprouve sont proportionnelles à ses variations de densité :

Si donc le nombre 0,20 a été moins influencé par les causes d’erreur que les deux autres, il doit être plus exact qu’eux ; et par conséquent, d’après le rapport que nous venons d’établir, le nombre 0,61, qui exprime les variations de température de l’air quand sa densité est 0m,76, est trop foible, et il devroit être porté au moins à 0,80. Toutefois ce dernier nombre n’exprime pas encore exactement tout le calorique qui a été absorbé ou dégagé. Pour avoir une idée de sa quantité, il faudroit avoir égard aux masses des récipiens et du thermomètre, qui sont très-considérables par rapport à celle de l’air. Un thermomètre à air, placé dans les mêmes circonstances que le thermomètre à alcool, a indiqué 5°,0, au lieu de 0°,61 qu’a indiqué ce dernier. Comme je dois revenir par la suite sur cet objet, d’après des expériences qui auront été dirigées uniquement vers ce but, je ne m’y arrêterai pas plus longtems ; je remarquerai seulement que la chaleur dégagée ou absorbée est très-grande, comparée à la masse de l’air.

Pour éviter les effets de l’humidité, j’ai été