Page:Mémoires de physique et de chimie de la Société d’Arcueil - Tome 1.djvu/215

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Premier essai

Jusqu’à présent je n’ai pu donner plus d’étendue à mes expériences. Si nous comparons cependant les résultats que nous avons obtenus, nous serons en état d’en tirer de nouvelles conséquences à la suite de celles que nous avons déja énoncées.

Toutes circonstances égales d’aillers, nous reconnoîtrons en effet que les variations de température produites par les changemens de volume des gaz sont d’autant plus grandes, que les pesanteurs spécifiques de ces derniers sont plus petites. Ces variations sont moindres pour le gaz acide carbonique que pour le gaz oxigène ; moindres pour le gaz oxigène que pour l’air atmosphérique ; et beaucoup moindres enfin pour ce dernier que pour le gaz hydrogène, qui est le plus léger de tous. De plus, si nous remarquons que tous les gaz se dilatent également par la chaleur, et que, dans nos expériences, en occupant des volumes plus grands, mais égaux, ils ont absorbé des quantités de calorique d’autant plus grandes qu’ils ont moins de pesanteur spécifique, nous tirerons cette conséquence importante, savoir, que les capacités des gaz pour le calorique, sous des volumes égaux, suivent un rapport croissant quand leurs pesanteurs spécifiques