Page:Mémoires de physique et de chimie de la Société d’Arcueil - Tome 1.djvu/221

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Sur la vaporisation

puisse pas se renouveler facilement à sa surface ; car autrement la perte qui se feroit par l’évaporation seroit considérable. J’ai pris 30 gram. de ce sel bien desséché, et je l’ai tenu en fusion dans un creuset de platine, garanti seulement de l’air par le couvercle du creuset qui ne fermoit pas exactement. La perte, pendant 30’, a été de 0 gr. 085. En répétant la même expérience sans couvrir le creuset, la perte a été de 0 gr. 620, c’est-à-dire sept fois plus grande que dans le premier cas, quoique la température du sel fût nécessairement plus foible, à cause du renouvellement rapide de l’air à sa surface. Aussitôt qu’on couvroit le creuset, on n’appercevoit plus aucune vapeur à travers les petites ouvertures qui restoient entre lui et le couvercle ; mais à peine étoit-il découvert, qu’elles paroissoient en grande abondance. Je suis convaincu, d’après ces expériences et plusieurs autres que j’ai faites en fermant le creuset plus ou moins, que la perte peut être rendue nulle ou à-peu-près, en le couvrant assez exactement pour interdire toute communication avec l’air ambiant ; mais cependant sans opposer de résistance à l’effort des vapeurs intérieures. Ainsi, lorsqu’on voudra priver d’eau des sels peu volatils, tels que celui dont nous