Page:Mémoires de physique et de chimie de la Société d’Arcueil - Tome 1.djvu/223

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Sur la vaporisation

très-volatils. Dans des creusets fermés, ils ne donneroient pas de sublimé, et paroîtroient au contraire très-fixes.

C’est encore un fait analogue, qu’on ne peut faire des fleurs de soufre dans un appareil distillatoire très-petit. Pour volatiliser le soufre dans un semblable appareil, il faut une température assez élevée pour le faire bouillir, ou peu inférieure à celle-ci. Mais alors l’intérieur du petit récipient où se fait la condensation étant lui-même très-chaud, le soufre qui s’y condense ne prend point tout de suite la forme solide. Il s’agglutine sur les parois en s’y précipitant, et on n’obtient ainsi que du soufre en masse. Si au contraire le récipient est très-grand, tel qu’une chambre, par exemple, le courant d’air au-dessus de la surface du soufre est beaucoup plus rapide, la température de l’intérieur du récipient est beaucoup moins élevée, et les vapeurs qui s’y condensent prenant subitement l’état solide, forment une poussière légère qui ne s’agglutine plus lorsqu’elle vient à se précipiter sur les parois du récipient, et qui constitue les fleurs de soufre.

Enfin, pour ne pas trop multiplier les exemples, et pour finir par un qui est connu de tout le monde, et qui doit servir à expliquer