Page:Mémoires de physique et de chimie de la Société d’Arcueil - Tome 1.djvu/289

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Sur l’air contenu

requise, et alors en tirant une petite corde attachée à sa partie inférieure, et que l’on avoit jusque-là tenue lâche et flottante, on le force de chavirer en le renversant. Le cône de bronze n’étant plus soutenu, tombe par son propre poids ; l’eau entre à la place qu’il occupoit ; et quand il est tout-à-fait sorti, le couvercle n’étant plus retenu par cet obstacle, se ferme en vertu de son ressort. Alors on remonte l’appareil avec l’eau qu’il contient, laquelle n’a aucune communication avec l’air, ni avec les couches supérieures de la mer ; le cône de bronze reste attaché par une corde au bas de l’appareil afin qu’il ne soit pas perdu à chaque fois.

On peut avec cet instrument faire un très-grand nombre d’expériences ; déterminer comparativement la quantité, et la nature de l’air, que contient l’eau de la mer à de très-grandes profondeurs et près de la surface, connoître le degré de salure des différentes couches, et acquérir par là quelques notions sur les phénomènes qui peuvent se passer au fond de ces abîmes, ainsi que sur la nature et l’organisation des animaux, et des plantes qui peuvent y subsister. Ce sont des recherches auxquelles je me propose de me livrer dans mon prochain voyage ; mais je souhaiterois que d’autres