Page:Mémoires de physique et de chimie de la Société d’Arcueil - Tome 1.djvu/32

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magnétiques.

pide dans l’intensité, de la base du Vésuve à son sommet, prouvent que ce volcan ne peut être considéré comme un centre magnétique dont l’influence s’étendroit au loin. Cette influence paroit au contraire très-locale et doit dépendre entièrement de l’action de quelques parties de laves un peu plus chargées de fer dans un endroit que dans un autre. Au milieu du cratère, comme nous étions immédiatement sur les scories, notre aiguille à oscillations horisontales a pu se trouver près d’une scorie magnétique, dont les pôles auroient été placés en sens contraire des siens. Dans ce cas, on conçoit la diminution d’intensité que nous avons observée. Mais telle supposition qu’on fasse d’ailleurs, on ne peut l’expliquer par l’incandescence des matières que renferme le Vésuve. Car, s’il est vrai que la chaleur détruise la force d’un aimant, un volcan n’est aussi qu’un point sur le globe, et l’influence du noyau magnétique pénétreroit dans son intérieur pour se propager au-delà, de la même manière qu’elle pénètre et se propage dans l’espace au-delà de la surface de la terre.

Considérons actuellement nos observations d’une manière générale, depuis Berlin jusqu’à Naples. Nous verrons d’abord à la colonne des