Page:Mémoires de physique et de chimie de la Société d’Arcueil - Tome 1.djvu/324

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.
309
du soufre et du charbon.

Quand l’opération a été conduite de la manière la plus favorable à la formation du liquide, le dégagement du gaz, dont elle est toujours accompagnée, cesse après un certain tems, et l’opération se termineroit alors si on n’augmentoit beaucoup à la fois la température du tube, et la quantité de soufre qu’on y fait passer. Dans ces nouvelles circonstances il ne se condense plus de liquide, mais le dégagement de gaz se ranime et continue encore longtems. La durée de cette expérience peut donc, d’après ces indications, être partagée en deux termes. On verra qu’ils ne sont pas moins caractérisés par la nature des produits qui se forment pendant chacun d’eux, et que ces modifications sont dues à l’influence de celle des deux substances dont la quantité est prédominante.

Le charbon que j’ai employé a toujours été tenu préalablement pendant une demi-heure dans un creuset rouge, afin de le dégager de l’eau qu’il contient et des substances gazeuses qu’il abandonne à la première impression de la chaleur. À la fin de l’opération, je tenois le tube incandescent quelque tems après que le soufre avoit cessé de couler, pour volatiliser celui qui se seroit trouvé en contact avec le résidu au moment du refroidissement et en auroit