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Nouvelles observations

au plus petit degré de chaleur ; et alors le gaz fut réduit en entier en huile par l’acide muriatique oxigéné, comme le gaz oléfiant retiré par le moyen de l’éther.

Je desirois de faire également l’analyse du gaz oléfiant ; mais ce gaz détonne avec tant de violence, si on veut en employer une quantité suffisante pour une bonne analyse, qu’il a fait éclater deux eudiomètres très-forts. Au reste, il suffit de remarquer qu’il se réduit, en le faisant passer dans un tube incandescent, en un gaz analogue à celui qu’on obtient de l’éther, ainsi que l’ont observé les chimistes hollandais, pour ne pas douter qu’il n’entre aussi de l’oxigène dans sa composition.

Je n’entrerai pas dans une nouvelle discussion sur la nature du gaz oxide de carbone, et je me bornerai à quelques observations.

Thomson a examiné, avec sa sagacité ordinaire, l’opinion que j’ai présentée sur ce gaz. À l’observation que j’ai faite, qu’en le supposant composé seulement de carbone et d’oxigène, on admettoit une combinaison d’une légèreté spécifique plus grande que celle du plus léger de ces élémens, il oppose que l’oxide d’azote est plus pesant que le gaz nitreux, quoiqu’il contienne une plus grande proportion de l’élément