Page:Méténier - Les Voyous au théâtre, 1891.djvu/29

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presse. Ils jugent sainement les choses et apportent généralement dans l’exercice de leurs fonctions délicates beaucoup de tact et un grand désir de conciliation. J’ai le plaisir de connaître personnellement deux de ces messieurs et je n’ai jamais eu qu’à me louer des bons rapport que j’ai eus avec eux. On est toujours sûr de s’entendre, lorsqu’on ne veut pas être trop intransigeant.

Ce qu’on ne sait pas assez, c’est qu’ils n’ont que voix consultative. Aussi supportent-ils très injustement la peine de leurs fonctions. C’est toujours sur leur dos qu’on frappe et ils n’en peuvent mais.

On a beau leur avoir plu, ils ont beau être bien disposés pour vous, il faut encore plaire à l’Autre, celui de l’étage au-dessous, le Monsieur qui dirige. C’est celui-là le vrai coupable, l’empêcheur de danser en rond, le baudet sur lequel on ne devrait jamais se lasser de crier haro !

Bref, les pauvres censeurs étaient fort désolés de voir que tout leur bon vouloir ne pouvait me servir, et comme je leur objectais que j’étais pressé :