Page:Mac-Nab - Chansons du Chat noir, Heugel.djvu/98

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Vint à passer un pauvre homme,
Tout nu, qui tremblait de froid,
En faisant des gestes comme
Un ministre sans emploi :

« Ah ! pauvre homme, je devine
Pourquoi tu trembles si fort.
Prends, pour couvrir ton échine,
Ma chemise en toil’ d’Oxford.

Chansons-du-chat-noir-p94.png

Voilà quinze ans que j’ la traîne
Jour et nuit par tous les temps !
Que Dieu sous sa garde prenne
Les puces qui sont dedans ! »