Page:Magre – Conseils à un jeune homme pauvre qui vient faire de la littérature à Paris, 1908.djvu/37

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Étant sans maîtresse attitrée, tes jours seront libres. Le plus grand danger qui te guettera est celui des cafés où il fait chaud, l’hiver, où il y a des amis joyeux qui causent et boivent. N’y demeure qu’autant que cela sera nécessaire à resserrer des liens précieux d’amitié. Va dans la vie, n’importe où, au hasard, il y a une récolte dans chaque milieu.

Tu verras des êtres divers ; des antipathies et des sympathies naîtront autour de toi. Tu feras un choix et ta personnalité trouvera son chemin comme une rivière se creuse dans une montagne qu’elle descend.

Ne va pas juger si un homme est important d’après son costume. À une certaine hauteur l’artifice du vêtement est inutile. L’homme important sait bien que sa puissance se dégage naturellement autour de