Page:Malato - Philosophie de l'Anarchie, Stock, 1897.djvu/124

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en cette saison plus qu’en toute autre, a besoin d’un abri, de vêtements, d’aliments pour ranimer la circulation du sang engourdie par le froid et que la nature le force à prendre, sous peine de mort, ce que la société marâtre lui refuse.

Or, si les pénalités sont impuissantes à réprimer ces actes ; si, par dessus tout, il appert que ceux qui les commettent ne sont que des machines agissant en vertu de causes plus ou moins apparentes, supérieures à leur volonté, il est évident qu’une société basée sur la justice et l’intérêt bien entendu se hâtera de supprimer bourreaux, bagnes, prisons, geôliers.

« Mais le droit de défense, crient les adversaires de l’anarchie, qu’en ferez-vous ? Comment donnerez-vous à la société les moyens de se protéger ? »

Du moment que les actes anti-sociaux sont déterminés par des causes plus fortes que les lois, il n’existe qu’un moyen réel de les prévenir, c’est de s’attaquer à ces causes.