Page:Malato - Philosophie de l'Anarchie, Stock, 1897.djvu/177

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


questions primordiales qui touchent à la vie quotidienne de tous : l’allègement du travail, la production, l’échange, la répartition des produits, la nourriture, le logement. Là, les plus simples comprennent à merveille leurs intérêts, et les intérêts de chacun devant, dans une société communiste, s’identifier aux intérêts de tous, il n’y a plus à craindre ces divisions profondes d’opinion, ces émiettements, ces intrigues qui, dans les assemblées parlementaires, empêchent toute réforme d’aboutir. D’ailleurs, il n’y a pas d’autres moyens de se rendre compte des besoins d’une société que de consulter chacun de ses membres. Dire qu’il n’y aura point parfois quelques heurts serait hasardeux, mais là, encore, le remède est dans la liberté, les mécontents ayant toute latitude de quitter les groupements dont l’esprit leur déplairait pour s’associer à des citoyens partageant leur manière de voir.

Le suffrage, c’est la liberté qu’a un citoyen de régler ses affaires dans la chose publique. Par quelle monstrueuse aberration