Page:Malato - Philosophie de l'Anarchie, Stock, 1897.djvu/204

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vain son affranchissement dans la révolte, en Italie avec Spartacus, en Sicile avec Eunus et Athénion, tressaille. Ah ! que leur importent, à ceux-là, les subtilités théologiques ! les prêcheurs d’Évangile leur crient : « Égalité ! » donc Liberté ! Allons, tous debout ! et les Bagaudes chrétiens se soulèvent avec Ælianus et Amandus. Mais, que veut dire ceci ? d’autres chrétiens marchent contre eux avec César Maximien ; Maurice, Victor, Candide, Exupère et tous ceux de la légion thébéenne sont là pour les combattre ? Eh ! oui, les grands chefs du christianisme ont baisé les genoux de César, l’assurant qu’ils ne voulaient en rien compromettre son autorité : leur royaume n’est pas de ce monde. Éternelle lâcheté des novateurs qui n’osent pas aller jusqu’au bout dans la voie de la révolte ! lâcheté qui n’empêchera pas César de faire mettre à mort ces soldats chrétiens dont il se défie et qui tendent le cou docilement. Robespierre le mystique devait, lui aussi, tendre le cou en place de Révolution quinze cents ans plus tard, après