Page:Malato - Philosophie de l'Anarchie, Stock, 1897.djvu/21

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L’humanité commence à avoir conscience d’elle-même ; la similitude et la solidarité des intérêts, le besoin de jouir ensemble des découvertes, les promiscuités plus ou moins passagères, — le simple fait, par exemple, de voyager réunis en wagon ou en tramway — mènent au communisme.

Mais, entendons-nous sur le mot, il y a communisme et communisme. Si, parmi les masses, se fait jour de plus en plus cette idée Socialisation des forces productrices, sol, sous-sol, machines, c’est-à-dire non pas partage mais jouissance du patrimoine universel, maintenu inaliénable, les uns veulent un contrôle, une réglementation émanant d’un pouvoir central, les autres, tout en admettant le concours de tous à la production, proclament l’autonomie absolue de l’individu ; ces derniers sont les anarchistes.

Le mot anarchie a été pendant longtemps pris en fort mauvaise part. De même que sous Louis XIV, les bourgeois du Marais