Page:Malato - Philosophie de l'Anarchie, Stock, 1897.djvu/24

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suffisant, la conviction que plus n’était besoin de demander à la violence la conquête des progrès ultérieurs ? Nullement. Mêmes malaises sociaux : despotisme, corruption, misère, prostitution morale en haut, physique en bas. Et, chaque fois, appel a dû être fait à ce médecin, redouté cependant, la révolution.

De l’impuissance des modifications d’étiquette gouvernementale à équilibrer et harmoniser les intérêts en lutte au sein d’une société dont les rouages essentiels demeuraient les mêmes, est née la conception anarchiste.

Les gens, et ils sont nombreux, même dans l’armée révolutionnaire, qui affectent de considérer l’anarchie comme l’emploi exclusif de la force brutale et non comme une philosophie raisonnée, très raisonnée, font simplement preuve d’ignorance ou de mauvaise foi. La force n’a ici qu’à être la subordonnée, l’appui du droit : on peut être un homme violent et un esclave.

Les débuts un peu confus du parti anar-