Page:Malato - Philosophie de l'Anarchie, Stock, 1897.djvu/25

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


chiste en France ne doivent en rien jeter de la défaveur sur les idées. Les groupements d’avant-garde renferment toujours les meilleurs et les pires éléments : à côté des penseurs qui rêvent l’humanité heureuse et libre, il y a les batailleurs par amour de la bataille, les romantiques et les fruits secs qui se disent sommairement du parti le plus avancé parce que, selon eux, cela dispense d’étudier, les amateurs de paradoxes, parfois brillants et agréables à entendre pour ceux qui, habitués aux joutes d’écoles, ne s’effraient pas d’un mot mais, le plus souvent, dangereux pour la masse simpliste. Mais les années se passent, les partis s’épurent, les idées se précisent, les formules se clarifient. L’anarchie, bien différente des systèmes morts-nés de Fourier et de Cabet, a tout un avenir de vitalité, parce qu’elle répond non à la conception d’un philosophe, mais à la marche des événements, à l’idéal des meilleurs et aux aspirations de tous.

Ce qui détourne de l’anarchie un grand