Page:Malato - Philosophie de l'Anarchie, Stock, 1897.djvu/275

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quelque prodigieux coup de bourse, de ruiner une partie des possédants, capitalistes et rentiers, en produisant par répercussion faillites, fermeture de maisons commerciales ou industrielles, chômages, misère et révoltes. L’effondrement prévu par beaucoup de certains grands établissements de crédit, dont l’encaisse métallique est notoirement inférieure à la valeur totale du papier qu’ils émettent, ne manquerait pas de produire des résultats violents, car la fraction de la bourgeoisie ruinée, menacée d’être refoulée dans les rangs du prolétariat, n’abdiquerait pas sans lutte l’indépendance et le bien-être qu’elle a connus.

À plus forte raison s’il s’agit de la débâcle financière non plus d’une banque mais de l’État lui-même, croulant sous le poids de ses charges et incapable de faire face à ses obligations.

Plus encore que la banqueroute et que la grève elle-même, il est — et en disant ceci nous exprimons une opinion person-