Page:Malato - Philosophie de l'Anarchie, Stock, 1897.djvu/297

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


il n’y avait qu’à tenter un retour offensif hardi sur le terrain révolutionnaire redevenu libre. On se fût sans doute grossi d’éléments très divers ; qu’importe ! n’est-ce pas le sort de toutes les révolutions ? On donnait ainsi l’orientation au lieu de la subir, on était en tête non en queue.

Aux approches du 1er mai, il y eut un peu de vibration : la date avait été jetée dans un congrès comme celle d’une manifestation internationale des travailleurs. Qu’allait-il en sortir ? L’inconnu planait.

Les partis socialistes autoritaires, qui se montraient surtout socialistes parlementaires, craignirent de trop s’affirmer et, après avoir parlé très haut, baissèrent le ton. On vit même un des excitateurs de la veille, et non des moindres, inviter dans son journal la foule à livrer à la police ceux qui commettraient des actes de révolte.

Seuls, les anarchistes montrèrent des dispositions sinon à provoquer — le pouvaient-ils ? — du moins à accepter la lutte