Page:Mallarmé - Œuvres complètes, 1951.djvu/1506

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cette lettre, parut dans la publication l'Épreuve, sous le titre : Petit Air. Il y fut reproduit, en fac-similé; le texte y apparaît sans aucune ponctuation, de même que dans un autre manuscrit (collection Bonniot). M. Charles Mauron, dans ses Commentaires, note que le poëte, en compagnie d’une maîtresse se trouve, au coucher du soleil, assis au bord d’une rivière. La jeune femme va sc baigner. Le regard du pocte 11e découvre rien de cc qui a été le charme du paysage d’autres fois. Soudain un oiseau blanc s’envole. La courbe de la rivière semble suivre son vol. La baigneuse plonge. Les deux événements sont en relation : le poète en introduit une entre le vol blanc et glissant de l’oiseau et le glissement furtif de la chemise de la baigneuse. Albert Thibaudet note : « Voici sans doute ce qu’a voulu faire Mallarmé. Une baigneuse nue, à la campagne, lui rend l’impression de lignes qu’en telle ville (Bruges peut-être ou quelque coin de Paris), lui donnèrent, le long de l’eau, un quai fusant de pierre et la gracilité d’un cygne. Et les six derniers vers ont pour objet de faire recomposer au lecteur, en une sorte, à la fois, d’idée de la blancheur et d’impression de blancheur, ces trois groupes confondus de lignes, métaphores chacun à chacun, du quai, du cygne, de la baigneuse. » (La Poésie de Stéphane Mallarmé, p. 52.) P. 66. PETIT AIR II Dans la Bibliographie préparée pour l’édition des Poésies par Deman (1899), Mallarmé indique : « appartient à l’album de M. Daudet ». Un manuscrit (coll. Henri Mondor) présente ces divergences : ... Le hazard musicien ! ... Si de mon sein, pas du sien ... Tomber sur quelque sentier ! P. 66. PETIT AIR (Guerrier.) Ce petit poëme figura d’abord en manière d’épigraphe, en tête de Variations sur un sujet. I. L.’Action (Revue Blanche, Ier fcv. 1895, p. 97) où il est entièrement dénué de ponctuation, même de point final. P. 67. QUAND L’OMBRE MENAÇA... Ce sonnet portait comme titre Cette nuit lorsqu’il parut, pour la première fois, dans les Poètes Maudits de Paul Verlaine (Lut'ece, n° du 24 au 30 novembre 1883) et de même lorsqu’il fut repris