Page:Manzi - Livre de l'Atlantide.djvu/69

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lumière subtile, forme primitive, elle réintégrât la cause première. Il est peu probable que les Atlantes, dans leur belle période, aient cru à la réincarnation. Cette théorie est purement indoue. Ils croyaient bien à la réincarnation, mais dans d’autres mondes, et dans d’autres formes que des formes charnelles. Pour eux, l’âme habitait des corps de plus en plus subtils et devenait peu à peu, à mesure de son évolution, un ange, un archange, un séraphin. La religion des Incas et celle des Égyptiens nous révèlent ce dogme, surtout celle des Incas, qui est restée plus pure que celle d’Égypte, car cette dernière a été souvent modifiée et transformée par les apports théologiques des Noirs et des Blancs. Il est probable aussi que les Atlantes révéraient la mémoire de leurs ancêtres, mais quant à l’institution d’un culte en leur faveur, cela paraît douteux, car la tradition nous apprend qu’en Égypte et que dans l’Inde, il n’y avait point, avant l’arrivée du Boréen Ram, de culte des ancêtres. Ce culte serait donc plutôt une innovation des Boréens et de Ram leur législateur.

Croyant à l’immortalité de l’âme, ils embaumaient leurs morts. Leur méthode était celle des Égyptiens. Ce qui le prouve, c’est l’identité de méthode employée par les Incas et par les Égyptiens. Ces deux races sœurs, qui s’ignoraient, avaient hérité toutes les deux des pratiques des Atlantes, leurs pères.