Page:Marguerite de Navarre - L’Heptaméron, éd. Lincy & Montaiglon, tome II.djvu/272

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cueurs, que encores nous aymera-il de ne l'avoir poinct mise à execution. - Or, je vous prie, dis Saffredent, laissons ceste dispute, car elle sent plus sa predication que son compte; et je donne ma voix à Ennasuitte, la priant qu'elle n'oublye poinct à nous faire rire. - Vrayement, dist-elle, je n'ay garde d'y faillir; et vous diray que, en venant icy deliberée pour vous compter une belle histoire pour ceste journée, l'on m'a faict ung compte de deux serviteurs d'une princesse, si plaisant, que, de force de rire, il m'a faict oblyer la melencolye de la piteuse histoire que je remectray à demain, car mon visaige seroit trop joyeulx pour la vous faire trouver bonne."


Vingt septiesme nouvelle

Ung secretaire, prouchassant,