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les forçats du mariage

cœur souffre toujours. Vous seul pourrez le guérir, le consoler un peu.

Sans doute vous voyagerez cet été ; mais j’entends que cet hiver, à votre retour, vous me présentiez la comtesse de Luz. Je veux pousser l’abnégation jusqu’à devenir son amie.

Votre souveraine toujours. Je ne puis me résoudre à perdre ma royauté, et je ne souhaite d’autre royaume que votre cœur.

Mais avant tout, votre amie à jamais,

Olga Ircoff.


P. S. Veuillez remettre de ma part à votre femme ce bijou qui ne vaut pas quatre sous. »

C’était un gros diamant entouré de rubis, un bijou royal.

Voici la lettre de Nana :


« Mon pauvre Robert,

Je t’écris pour la dernière fois ; car, après-demain, tu auras une légitime qui s’arrogera le droit de fourrer le nez dans tes lettres.

La présente est à la seule fin de te faire savoir que mon cœur te restera fidèle, et que j’espère retrouver avec toi quelques beaux moments.

Tu es, je le sais, un homme parfaitement géné-