Page:Marillier - La Sensibilité et l’Imagination chez George Sand, 1896.djvu/13

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LA SENSIBILITÉ ET L’IMAGINATION
CHEZ GEORGE SAND
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Dans un étroit enclos, à peine séparé par une grille basse du cimetière triste, envahi d’herbes folles, où se mêlent les tombes de gazon, dort sous une dalle de pierre la femme au cœur maternel en qui si longtemps a chanté l’âme discrète et douce des landes et des blés. Sa grand’mère est couchée près d’elle, et son père, et le fils qu’elle a tant aimé ; au pied d’un érable au délicat feuillage, une haute plante laisse tomber parmi les buis ses fleurs d’or sur le corps de celle qui, après tant de luttes et d’amères douleurs, est entrée, apaisée et souriante, dans le repos de la mort. La croix