Page:Marino - Les Vrais Plaisirs, 1748.djvu/14

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dont l’œil farouche n’apperçoit que les défauts, & dont la main cruelle ne cueille que les épines. Tout eſprit raiſonnable verra d’un regard indulgent ce tableau des délices amoureuſes.

Eh ! doit-on trouver mauvais, quand l’Auteur eſt modeſte, que ce qu’il écrit le ſoit un peu moins ? Quel mal y a-t-il de tracer l’image des plaiſirs ? Si c’eſt un crime, le crime eſt léger.

L’Abeille & la Vipere ſuçent les mêmes fleurs dans les prairies du Mont Hybla ; &, selon leur inſtinct, les convertiſſent, l’une en