Page:Marivaux - Œuvres complètes, édition Duviquet, 1825, tome 2.djvu/378

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ÉGLÉ, voyant venir Mesrin.

Oui, mais nous fuyons bien tard : voilà le combat qui vient, le camarade arrive.


Carise

N’importe, efforcez-vous, courage ! Ne le regardez pas.


Scène XVI

MESROU, MESRIN, ÉGLÉ, CARISE MESROU, de loin, voulant retenir Mesrin qui se dégage.

Il s’échappe de moi, il veut être inconstant, empêchez-le d’approcher.

CARISE, à Mesrin.

N’avancez pas.


Mesrin

Pourquoi ?


Carise

C’est que je vous le défends ; Mesrou et moi, nous devons avoir quelque autorité sur vous, nous sommes vos maîtres.

MESRIN, se révoltant.

Mes maîtres ? Qu’est-ce que c’est qu’un maître ?


Carise

Eh bien, je ne vous le commande plus, je vous en prie, et la belle Églé joint sa prière à la mienne.


Églé

Moi ? Point du tout, je ne joins point de prière.

CARISE, à Églé, à part.

Retirons-nous, vous n’êtes pas encore sûre qu’il vous aime.


Églé