Page:Marivaux - Œuvres complètes, édition Duviquet, 1825, tome 2.djvu/517

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SCÈNE VII.


MADAME ARGANTE

Ne te mets point en peine. Je vous dédommagerai, vous autres.


MERLIN

Sans compter douze sous qu’il m’en coûte pour un moucheur de chandelles que j’ai arrêté, trois bouteilles de vin que j’ai avancées au ménétriers du village pour former mon orchestre, quatre que j’ai donné parole de boire avec eux immédiatement après la représentation, une demi-main de papier que j’ai barbouillée pour mettre mon canevas bien au net…


MADAME ARGANTE

Tu n’y perdras rien, te dis-je. Voici madame Amelin, et vous allez voir qu’elle sera de mon avis.


Scène VII

MADAME AMELIN, MADAME ARGANTE, ANGÉLIQUE, ÉRASTE, MERLIN

MADAME ARGANTE, à madame Amelin.

Vous ne devineriez pas, madame, ce que ces jeunes gens nous préparaient ? Une comédie de la façon de monsieur Merlin. Ils m’ont dit que vous le saviez, mais je suis bien sûre que non.


MADAME AMELIN

C’est moi à qui l’idée en est venue.


MADAME ARGANTE

À vous, madame !


MADAME AMELIN

Oui ; vous saurez que j’aime à rire, et vous verrez