Page:Marsollier et Chazet - Le joueur d'échecs, vaudeville en un acte, 1801.djvu/26

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ressort, je vais le faire tenir par les bras. (Léandre le serre fortement par le cou.)


NIGAUDIN.

Attendez donc, ne lâchez pas tout-à-fait tant, je vous en prie.


SCAPIN.

Tu as parlé trop tard ; la fusée il est échappée.


NIGAUDIN.

Et qu’est-ce qu’il en arrivera donc ?


SCAPIN.

Il te serrera toujours, toujours, jusqu’à t’empêcher de crier.


NIGAUDIN, étouffant.

Il le ſait comme vous le dites ; il semble qu’il vous a compris. Il m’ôte la respiration ; je ne puis plus parler.


SCAPIN, à part.

Tant mieux ! (Haut.) Quel malheur ! Ah ! mon Dieu ! s’il allait t’étrangler ?


NIGAUDIN.

M’étrangler ! Est-ce qu’il sait aussi étrangler ? Comment ! vous qui connaissez cette damnée machine, vous ne pouvez pas la raccommoder ?


SCAPIN.

Ah ! mon Dieu si ! il n’y a rien de plus facile.


NIGAUDIN.

Dites donc, et dépêchez-vous.


SCAPIN.

Il ne me faut pas plus de huit jours.


NIGAUDIN.

Huit jours !

AIR : Vaudeville des Visitandines.

Mais votre folie est certaine ;
Mais, mon cher, vous n’y pensez pas ;
Puis je avoir toute la semaine
Un automate sur les bras ?