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la chapelle de l’hôtel de ville

tour en ruinant l’escalier qui en ouvrait l’accès ; il y détruisit les planchers, l’horloge, des cloches, les poutres qui soutenaient ces derniers, et la chute de ces lourds débris ébranla les voûtes de sa partie inférieure.

Coupe de l’ancienne chapelle.

Les travaux de restauration entrepris après la catastrophe furent d’abord restreints aux plus urgents, notamment à la réfection des toitures. Ce qui restait du dôme menaçait ruine ; le Consulat le fit visiter, en 1677, par des experts, et il résulte de la description qu’ils en donnent dans leur rapport, comme de la vue de l’Hôtel de Ville frappée sur la médaille commémorative de la pose de la première pierre, que le dôme primitif était différent de celui que nous voyons aujourd’hui. Cette partie de l’édifice, comme du reste toute la toiture, fut donc reconstruite sur un nouveau plan. Ces travaux ne furent exécutés qu’en t701, sous la direction d’Hardouin Mansart, surintendant des bâtiments de la Couronne, assisté de Robert de Cotte et Claude Simon, tous deux architectes du roi.

L’intérieur de la chapelle avait été restauré en 1695 par Guillaume Simon, sculpteur, et Claude Panthot, peintre : ce dernier reçut pour sa part la somme de 166 livres. En 1696, Henri Verdier, peintre ordinaire <le la ville, avait été chargé de nettoyer, réparer et revernir la Descente de croix de Jacques Palma placée au-dessus de l’autel. Les délibérations consulaires de 1675 mentionnent l’acquisition de quatre cloches pour remplacer dans le beffroi de l’Hôtel de Ville celles que 1 incendie avait mises hors de service. En 1683, il est question de la nouvelle horloge placée dans le dôme et construite par Guillaume et Antoine Nourrisson.

Les ravages de l’incendie de 1674 n’étaient pas encore complètement réparés lorsque survinrent les événements de la révolution. La journée du 29 mai 1793 dans laquelle l’Hôtel de Aille fut emporté de vive force par la garde nationale soulevée contre Châlier et ses acolytes, le bombardement de la ville par l’armée de la Convention, et enfin un nouvel incendie allumé dans la grande salle par les lampions du li juillet 1803, occasionnèrent dans diverses parties de l’Hôtel de Ville de grands dommages dont les dernières traces ont subsisté jusqu’aux restaurations de 1857.

Quelques souvenirs de l’époque révolutionnaire sont restés attachés à la chapelle de l’Hôtel de Ville. Le 4 décembre 1793, la Commission révolutionnaire établie à Lyon par arrêté des représentants du peuple, Collot d’Herbois, Fouché, Albitte et Delaporte,