Page:Martin - Histoire des églises et chapelles de Lyon, 1908, tome I.djvu/227

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saint-paul

encore quatre anges, dont deux au-dessus des retombées de l’arc et deux aux extrémités, tenant un écusson aux armes d’un chanoine. Cette série de médaillons sur la voussure d’un arc ogival est chose fort rare. » À l’intérieur, l’autel de marbre rouge et blanc est surmonté d’une statue du saint ; en face, une peinture représente saint François d’Assise.

La chapelle Saint-Maurice, aujourd’hui inutilisée, fut fondée par la famille de Sarracin, originaire de Cassia en Ombrie ; elle passa, au xvie siècle, à la famille de Fenoyl. Au fond de la petite nef de droite, se trouvait la chapelle des Rois mages, aujourd’hui non utilisée, appelée précédemment de Notre-Dame. Elle fut fondée par noble Robinet et François du Pré, père et fils, qui y furent ensevelis. Les Mascrani en devinrent ensuite propriétaires et lui donnèrent leur nom. En 1657, le Consulat fit élargir la rue située devant l’église Saint-Paul, ce qui diminua la chapelle. On voit pourtant encore les bases des colonnes.

Reprenons la description de l’église du côté de l’évangile, en commençant par le transept près du chœur. La première chapelle qui se présente aux regards est celle du Sacré-Cœur, connue autrefois sous les noms de Saint-Jacques et de la Trinité ; elle appartenait aux Baronnat, seigneurs de Fonterainne. L’autel, de marbre blanc, est surmonté d’une statue du Sacré-Cœur de Fabisch. À la voûte, des peintures avec symboles chrétiens ; au devant un vitrail, œuvre de L. Bégule, représentant le Sacré-Cœur entre saint Louis et la bienheureuse Marguerite-Marie Alacoque, avec, à leurs pieds, la basilique de Montmartre. À la suite se trouve la chapelle Saint-Laurent, autrefois Sainte-Madeleine, dont on ignore le fondateur. L’autel, de marbre blanc, est surmonté de la statue du saint et éclairé par un vitrail : saint Alexandre, également œuvre de L. Bégule. Vis-à-vis, un autre vitrail du même artiste, représente saint Pothin et saint Irénée, donne la scène de leur martyre, et enfin les armoiries du cardinal Coullié et de la ville de Lyon.

La chapelle de la Croix qui suit, appelée autrefois Sainte-Anne et des Trois-Maries, fut édifiée, vers 1710, par Guillaume Borne, sacristain de Saint-Paul, et passa, au xviiie siècle, à la famille de La Balme. « On y a percé récemment une fenêtre géminée, style du xiiie siècle. Le retable ogival encadre un tableau à l’encaustique, sur toile, signé Martin-Daussigny, Lyon 1839, et représentant le Christ en croix. Au bas, on lit : « Donné à la chapelle du Christ, dans l’église de Saint-Paul à Lyon, par les habitants de la ville. » Le vitrail qui éclaire la chapelle représente quatre scènes : la Crèche, la Fuite en Égypte, l’Agonie de Notre-Seigneur et la Flagellation.

La chapelle Saint-François de Sales s’appelait autrefois Sainte-Agathe ; elle ne présente rien de remarquable, sinon un tableau : saint François de Sales entouré d’anges, et un bon vitrail signé J. Magnin, Lyon, 1875, représentant ce prélat entre sainte Chantal et la bienheureuse Marguerite-Marie Alacoque. Dans le quadrilobe supérieur, saint Jean repose sur le Cœur du Sauveur.

La chapelle Notre-Dame de Compassion, autrefois Saint-Michel, fut fondée, en 1608, par Michel Particelli qui devint trésorier de France. À l’autel est sculpté un bas-relief : la Compassion de la Vierge. Un tableau de haute valeur est suspendu à la muraille : une Descente de Croix, attribuée à François Stella, le père. Le vitrail représente saint